Glossaire
de l'adoption du CAC
English
Termes couramment utilisés en adoption au Canada
Le Conseil d'adoption du Canada espère
que ce glossaire clarifiera les différents termes utilisés
dans ses documents, et aussi qu'il constitue un guide utile proposant
les usages adéquats de la terminologie. Le glossaire retient
le meilleur des glossaires canadiens et américains et il ajoute
des notes d'emploi et des commentaires du point de vue canadien. Il
contient certains termes qui ne sont pas définis ailleurs,
par exemple, les adoptions coutumières. Les notes d'emploi
sont conçues comme un guide des utilisations correctes du vocabulaire
de l'adoption, tout en reconnaissant que l'usage change avec le temps.
Ce glossaire couvre les termes courants
utilisés en adoption internationale et locale au Canada, sauf
ceux qui réfèrent aux besoins particuliers. Pour les
termes relatifs aux besoins particuliers en adoption, aux handicaps
et aux troubles, voir le glossaire du «National Adoption Information
Clearinghouse », naic.acf.hhs.gov/admin/glossary.cfm.
Le glossaire de l'adoption du CAC a
été compilé en anglais par le spécialiste de contenu
Robin Hilborn et approuvé par le comité éditorial
composé des membres du Conseil du CAC, son personnel et des experts externes en adoption.
La traduction et les précisions pour le Québec sont de Gilles Breton,
webmestre du site Québecadoption.net.
La mention de «province»
renvoie autant aux provinces qu'aux Territoires.
GLOSSAIRE DE L'ADOPTION DU CAC
- A

- Accord d'adoption ouverte.
- Voir Ouverture en adoption.
- Accueil en vue d'une adoption.
- Un
placement en famille d'accueil effectué avec l'intention de
conduire à une adoption. L'organisme de protection de l'enfance
place l'enfant en famille d'accueil avec l'intention que les
accueillants l'adopteront si et lorsqu'il deviendra
légalement adoptable (lorsque les
droits parentaux seront retirés). Au Québec, l'accueil en vue
d'adoption est le plus souvent nommé
adoption en banque mixte.
- Accueil familial / famille d'accueil.
- Garde parentale temporaire par des personnes non apparentées.
L'entente peut être informelle, mais elle est habituellement
formalisée par un organisme public de protection de l'enfance.
L'organisme obtient la garde légale des enfants qui ne peuvent
pas demeurer dans leur foyer parce que leurs parents sont jugés
abusifs, négligents ou autrement incapables de prendre soin
d'eux. (Certains enfants en famille d'accueil sont volontairement
remis aux soins de l'organisme; d'autres sont pris en charge suite
à une ordonnance de la Cour.) L'organisme choisit, forme,
accorde un permis et rémunère les parents d'accueil
qui fournissent un foyer temporaire attentionné. L'organisme
vise habituellement à réunir l'enfant avec sa famille
biologique, mais il peut aussi considérer l'adoption. Commentaire:
Les soins par les parents d'accueil ne doivent pas être permanents
(contrairement à l'adoption), mais les enfants peuvent passer
plusieurs années dans le système d'accueil familial.
Un jeune atteignant 18 ans (et donc qui ne peut plus être
adopté) a en quelque sorte «vieilli hors» du
système. En Ontario, l'accueil familial est la responsabilité
des sociétés d'aide à
l'enfance (Centres de
protection de la jeunesse au Québec).
- Adopté(e).
- Personne qui a été adoptée. Réfère
souvent à une personne adoptée qui est maintenant
un adulte.
- Adoption.
- Transfert légal des droits et des obligations parentales
des parents biologiques aux parents adoptifs. Les
parents adoptifs deviennent les parents légaux
de l'enfant. C'est un accord permanent et légalement contraignant
en vertu duquel un enfant ou un adolescent devient membre d'une
nouvelle famille. Au Canada, l'adoption est de juridiction provinciale.
Emploi: Vous pouvez devenir membre d'une famille par adoption
ou par la naissance. L'adoption est une façon de rejoindre
une famille, et non pas une condition médicale ou un handicap.
On dit «Maria a été adoptée» et
non «Maria est une adoptée». Les journalistes
devraient mentionner le fait d'avoir été adopté
seulement si cela est pertinent à la nouvelle.
- Adoption en banque mixte.
- Formulation utilisée au Québec pour désigner l'accueil
en vue d'une adoption. Le terme provient du fait que le
Centre Jeunesse choisit les familles adoptantes dans une banque (une
liste) de familles en attente et parce que le processus est mixte,
d'abord un accueil familial suivi de l'adoption.
- Adoption coutumière.
- Forme d'adoption spécifique aux peuples autochtones et
qui a lieu au sein des communautés autochtones et en reconnaissant
les coutumes traditionnelles. Aussi, «adoption d'usage».
Commentaire: En Alberta (i.e. Yellowhead Tribal Services),
les bandes autochtones placent les enfants dans des familles sur
la réserve, au moyen de cérémonies coutumières
qui reconnaissent les pratiques traditionnelles, tout en respectant
les lois provinciales. Dans le nord canadien, une solide tradition
d'adoption coutumière a aidé les Inuits à garder
les enfants dans leur communauté. L'adoption coutumière
autochtone est reconnue par les Territoires du nord-ouest depuis
1995. Ils utilisent la définition suivante: «L'adoption
coutumière est une adoption privée entre deux familles
autochtones. Aucun travailleur social ou avocat n'est impliqué
dans une adoption coutumière». Une telle adoption est
légale si le Commissaire des adoptions, choisi par la communauté,
déclare que cela a été fait selon les traditions
et en suivant les coutumes autochtones. Au Nunavut, le Ministère
de la Santé et des Services sociaux supervise les adoptions
coutumières.
- Adoption d'une fratrie.
- Adopter un ou plusieurs frères et soeurs en même
temps. Commentaire: Plusieurs professionnels de l'adoption
estime que, lorsque c'est possible, les fratries devraient être
placées ensemble, ou demeurer en contact grâce à
un accord d'adoption ouverte.
- Adoption fermée.
- Voir Ouverture en adoption.
- Adoption internationale.
- Adoption d'un enfant vivant dans un pays différent du parent
ou des parents adoptifs.
- Adoption interne (ou locale).
- Adoption d'un enfant vivant dans le même pays que le ou
les parents adoptifs.
- Adoption intrafamiliale.
- Adoption d'un enfant par un grand-parent, une tante, un oncle
ou un autre membre de la famille élargie, parrain ou marraine
ou autre personne considérée comme membre de la famille.
Dans l'adoption intrafamiliale, par opposition à la garde
intrafamiliale, l'enfant est légalement adopté. Voir
aussi adoption coutumière
et adoption par un parent.
- Adoption interraciale.
- Adoption d'un enfant d'une race par une famille d'une race différente.
À l'inverse, dans les «adoptions intraraciales»,
l'enfant et les parents sont de la même race. Un terme relié
est «adoption transculturelle»; dans ce cas, l'enfant
et sa famille diffèrent de culture ou de groupe ethnique.
La plupart des adoptions interraciales sont aussi transculturelles.
Commentaire: La famille adoptive doit être sensible
au racisme et doit respecter l'origine ethnique et culturelle de
l'enfant. Vivre dans une communauté diversifiée aide
l'enfant à se former une attitude positive à l'égard
de sa culture de naissance et ses antécédents raciaux.
Au Canada, les communautés autochtones encouragent l'adoption
d'enfants autochtone par des familles autochtones, afin que les
enfants continuent de grandir dans leur culture autochtone et maintiennent
des liens avec leur famille et leur communauté.
- Adoption par un beau-parent / Adoption par le conjoint.
- Adoption d'un enfant par le nouveau conjoint d'un parent.
- Adoption par une famille d'accueil
- Adoption par une famille d'accueil qui n'était pas prévu lors du
placement initial, mais qui
se réalise lorsque l'enfant est devenu
légalement adoptable (lorsque les droits parentaux
seront retirés).
- Adoption par un parent.
- Adoption légale par un parent biologique, tel un grand-parent,
un oncle ou un cousin.
- Adoption plénière.
- L’adoption plénière entraîne la rupture
totale des liens de filiation de l’enfant avec sa famille
d’origine. Au Québec, toutes les adoptions sont plénières.
En France, il est possible aussi de procéder à une
adoption simple.
Au Québec comme en France, l'adoption plénière confère à l’enfant
une filiation qui se substitue à sa famille d’origine: il cesse
d’appartenir à sa famille par le sang; il a, dans la famille de
l’adoptant, les mêmes droits et les mêmes obligations qu’un
enfant légitime. L’adoption plénière est irrévocable;
elle est prononcée par le tribunal qui vérifie si les conditions
de la loi sont remplies et si l’adoption est conforme à l’intérêt
de l’enfant. En France, l’enfant pour lequel il a été définitivement
et valablement consenti à l’adoption est remis aux futurs adoptants
lorsqu'il est devenu légalement adoptable. Mais l’adoption plénière
doit être précédée d’un placement de six mois
avant d'être accordée.
- Adoption privée.
- (1) Une adoption organisée par une agence d'adoption licenciée
financée par des fonds privés. Voir aussi Agence
privée. Commentaire: La plupart des provinces
permettent les adoptions privées. Toutes les adoptions privées
sont régies par le ministère provincial responsable
des adoptions. Les ministères accordent des licences à
des individus ou des agences pour placer des enfants de façon
privée, certifie des travailleurs sociaux pour réaliser
des évaluations psychosociales et surveillent la performance
des détenteurs de licences et travailleurs sociaux. Lorsqu'une
adoption privée est envisagée, le ministère
l'examine et l'approuve.
(2) Aux États-Unis, les adoptions privées, aussi nommées
adoptions indépendantes, sont réalisées via
un facilitateur, comme un avocat, plutôt que par une agence
d'adoption licenciée. Par opposition, une adoption par agence
est réalisée grâce à une agence d'adoption
publique ou privée.
- Adoption publique.
- (1) Une adoption réalisée par l'intermédiaire
d'un ministère provincial ou d'un organisme financé
par le gouvernement. Voir aussi Organisme
public.
(2) Aux États-Unis, les adoptions publiques sont faites grâce
à un organisme public d'aide à l'enfance, comme le
«Department of Social Services», ou une agence privée
d'aide à l'enfance comme la «Lutheran Children's Services».
- Adoption semi-ouverte.
- Voir Ouverture en adoption.
- Adoption simple.
- Une forme d'adoption qui permet en quelque sorte de juxtaposer
les statuts d'enfant biologique et adoptif. L'adoption simple n'existe
pas au Québec.
En droit français, l'adoption simple permet:
* de conserver les droits de l'enfant dans sa famille
d’origine;
* de demander au tribunal d'ajouter le nom de l’adoptant à celui
de l'enfant ou de le substituer;
* d'accorder à l’enfant les mêmes droits
successoraux qu’un enfant légitime dans sa famille adoptive.
* de conférer à l’adoptant l'autorité parentale;
celle-ci demeure révocable mais le jugement de révocation doit être
motivé.
- Agence d'adoption.
- Voir Agence d'adoption licenciée.
- Agence d'adoption licenciée / Titulaire
de permis / Organisme agréé.
- Personne ou organisme auquel le ministre provincial responsable
de l'adoption a accordé un permis pour réaliser des
adoptions dans la province et pour gérer le processus d'adoption
durant la période de probation.
Commentaire: Le processus d'émission du permis est
régi par des lois provinciales. L'Ontario est la seule province
permettant à des individus d'être licenciés
et utilise le terme «titulaire de permis» pour désigner
une personne ou un organisme agréé. Voir aussi Intervenant
approuvé en adoption. Au
Québec, le gouvernement accorde un agrément à
des organismes afin de les autoriser à servir d'intermédiaire
en adoption internationale sur son territoire. Ces «organismes
agréés» sont toujours des organismes sans but
lucratif qui ne réclament que des frais d'inscription et
de gestion de dossier couvrant les dépenses encourues pour
aider les adoptants.
- Agence privée.
- Agence d'adoption non gouvernementale agréée par
la province pour opérer sur son territoire. Les agences privées
exigent un paiement pour leurs services.
- Agrément.
- Au Québec, ce terme désigne l'autorisation donnée
par l'autorité centrale à un organisme de servir
d'intermédiaire en adoption internationale. Voir Agence
d'adoption.
En France, on utilise le terme "autorisation" lorsqu'il s'agit de
l'approbation par l'État des organismes d'adoption agréé.
Le terme "agrément" est plutôt utilisé en France
pour désigner soit les personnes ayant obtenu une évaluation
psychosociale positive, soit les familles d'accueil autorisées à prendre
soins d'enfants en difficulté.
- Aide financière, adoption.
- Voir Prestation d'adoption et
Allocation.
- Album-souvenir.
- Album, journal ou album photo racontant l'histoire de vie d'un
enfant, créé par des travailleurs sociaux, les parents
adoptifs, biologiques ou d'accueil, ou par l'enfant lorsqu'il est
plus âgé. Il peut contenir des images, des textes et
des souvenirs. Commentaire: Un album-souvenir aide l'enfant
à comprendre sont histoire personnelle. Il fournit aussi
un moyen de partager les éléments de la vie de l'enfant
qui n'ont pas été vécu dans sa famille actuelle.
Il peut servir d'outil thérapeutique pour aider à
la formation de l'identité et à comprendre l'adoption.
- Allocation, pour adoption.
- Aide financière gouvernementale pour compenser les coûts
de l'adoption et des soins d'un enfant aux besoins
particuliers. L'allocation peut être d'un paiement
ou de versements mensuels, d'aide médicale et de services
postadoption. Commentaire: Au Canada, les parents
adoptants des enfants aux besoins particuliers peuvent obtenir un
paiement pour des dépenses spéciales comme des dépenses
médicales et dentaires, des services de counseling et de
thérapie non couverts par l'assurance santé, l'accès
à des travailleurs sociaux pour des conseils, et une garde
de répit. Les montants et les types d'allocation
varient selon les provinces. Aux États-Unis, un unique paiement
peut couvrir les frais d'évaluation psychosociale, de Cour
et les honoraires d'avocat. Des paiements mensuels sont basés
sur les besoins de l'enfant et l'éligibilité (pas
le revenu familial) et se poursuivent jusqu'à ce que l'enfant
ait 19 ans (parfois 21). Au Québec,
une aide financière est accordée aux familles d'accueil
qui adoptent un enfant qui leur est confié pour les trois
premières années après le placement; tous les
enfants en voie d'être adoptés sont admissibles, ceux
qui ont des besoins particuliers reçoivent davantage.
- Autorité centrale.
- En vertu de la Convention de la Haye, c'est ainsi qu'on désigne
l'organisme publique ayant compétence en matière
d’adoption internationale pour le pays, la province ou la
Communauté, selon le cas.
Par exemple, les autorités centrales sont:
* Au Québec, le SAI (Secrétariat à l'adoption
internationale)
* En France, la MAI (Mission de l'adoption internationale)
* En Belgique, l'ACC ou l'ACF (autorité centrale
communautaire ou fédérale)
- Autorité centrale, adoption.
- Voir Convention de la Haye.
-
- B

-
-
-
- Besoins particuliers.
- État d'un enfant qui représente un défi particulier
pour les parents adoptifs, comme un trouble physique, mental ou
comportemental, et une histoire d'abus ou de négligence.
Les troubles et handicaps fréquents comprennent les troubles
de l'attachement, le déficit de l'attention et l'hyperactivité,
les retards de développement, le syndrome d'alcoolisation
foetal, les difficultés d'apprentissage et les troubles de
la défiance et de l’opposition. Adopter un enfant aux
besoins particuliers requiert en général une préparation
plus poussée. Lorsqu'il y a des frais, ceux-ci peuvent être
réduits ou éliminés dans le cas de l'adoption
d'un enfant aux besoins particuliers. Aux États-Unis, ces
adoptions se qualifient pour une allocation
de l'État. La définition de «besoins particuliers»
varie d'un État à l'autre.
- C

- Cercle / constellation.
- Voir Triade.
- Certificat / décret / ordonnance (d'adoption).
- À la fin du processus de finalisation
des procédures, la Cour émet un document établissant
que l'adopté(e) est
légalement l'enfant des
parents adoptifs.
-
- Congé d'adoption /prestation parentale.
- Avantage gouvernemental en vertu duquel les travailleurs peuvent
avoir un congé payé lorsqu'ils adoptent. Selon le
programme d'assurance emploi du Canada, les femmes qui accouchent
ont droit à un congé maternel de 15 semaines et un
congé parental de 35 semaines. Les parents adoptifs ont droit
à un congé parental de 35 semaines. Au
Québec, les adoptants ont droit à des prestations
parentales, c'est-à-dire soit le régime de base :
37 semaines de prestations, dont les 12 premières semaines
au taux de 70 % (du revenu hebdomadaire moyen) et les 25 semaines
suivantes au taux de 55 %, soit le régime particulier :
28 semaines de prestations au taux de 75 %.
- Congé maternel.
- Voir Congé d'adoption.
- Congé parental.
- Voir Congé d'adoption.
- Consentement à l’adoption.
- Autorisation légale d'un parent biologique à ce
que son enfant soit adopté.
- Convention de la Haye.
- La Convention de la Haye sur l'adoption internationale, conclue
en 1993, est un traité international établissant le
cadre général de l'adoption d'enfants entre pays.
L'objectif est de protéger l'intérêt supérieur
des enfants adoptés et de prévenir les abus tels le
trafic d'enfants. La Convention normalise les procédures
entre l'autorité en matière d'adoption du pays d'origine
de l'enfant et l'autorité correspondante dans le pays d'accueil.
Chaque pays ayant ratifié la Convention désigne une
autorité centrale pour régir les demandes d'adoption
internationale et agréer les agences d'adoption. Au Canada,
chaque province a sa propre autorité centrale: un ministère
provincial est responsable de l'adoption.
- D

- Dissolution.
- Échec d'une adoption après la finalisation
des procédures, en raison d'une décision des parents
adoptifs ou de la Cour. L'enfant quitte le foyer adoptif et retourne
en famille d'accueil ou est confié à un autre parent
adoptif. Aussi, «échec d'une adoption».
- Divulgation.
- En matière de recherches d'antécédents et
de retrouvailles en adoption, la divulgation de renseignements contenus
dans des dossiers gouvernementaux qui étaient jusqu'à
ce moment confidentiels ou non partagés, comme des renseignements
identificatoires. Un veto de divulgation est un avis
conservé au dossier qui bloque la divulgation de renseignements
identificatoires. Dans certaines juridictions, les adoptés
adultes et les parents biologiques qui veulent protéger leur
vie privée peuvent soumettre un veto de divulgation à
un registre de retrouvailles.
- Dossiers accessibles / Dossiers ouverts.
- En matière de recherche d'antécédents et
de retrouvailles, dossiers gouvernementaux, comme le certificat
original de naissance et les documents d'adoption, qui sont accessibles
aux membres de la triade. Inversement,
les dossiers scellés bloquent l'accès des adoptés
à leur dossier d'adoption (qui identifierait les membres
de leur famille biologique). Commentaire: Les renseignements
dans les dossiers accessibles ne peuvent pas être gardés
confidentiels par un veto de divulgation.
La tendance dans les juridictions avant-gardistes est d'accorder
aux membres de la triade le droit d'accéder aux dossiers
d'adoption.
- Dossiers scellés.
- Voir Dossiers accessibles.
- Droits parentaux.
- Voir Renoncement.
- E

-
- Échec d'une adoption / échec d'un placement.
- Voir Rupture et Dissolution.
- Enfant difficile à placer.
- Certains enfants sont plus difficiles à placer en adoption,
pour des raisons comme des besoins particuliers,
l'âge, la race ou l'appartenance à une fratrie.
- Enfants en attente.
- Enfants en attente d'être adoptés, c'est-à-dire,
des enfants qui sont légalement
adoptable. Ils sont sous la garde du système
public de protection de l'enfance, ne peuvent pas retourner dans
leur famille biologique et ont besoin de familles permanentes. (Les
parents en attente sont ceux cherchent à adopter.) Commentaire:
Selon le «Report Card on Adoption» de mai 2002 par
le Conseil d'adoption du Canada, il y a plus de 66 000 enfants
canadiens en accueil familial.
Environ 22 000 sont des pupilles permanents des gouvernements
provinciaux et attendent d'être adoptés, mais moins
de 1 700 sont adoptés annuellement dans le pays.
- Évaluation psychosociale / Étude du milieu familial.
- Évaluation professionnelle de l'acceptabilité d'un
parent potentiel pour l'adoption. l'aptitude d'un parent potentiel
à adopter. Un travailleur social (ou
un psychologue) réalise des entrevues pour déterminer les motivations
à adopter, les préférences dans le type d'enfant,
les forces et les habiletés parentales. Le processus vise
à informer les candidats sur l'adoption et les enjeux du
rôle de parent. Le rapport d'évaluation psychosociale
résume la vie familiale. l'éducation, l'emploi, la
personnalité, l'histoire matrimoniale et médicale
des candidats. L'évaluateur détermine quel type d'enfants
le candidat a l'autorisation d'adopter. L'évaluation psychosociale
doit être mise à jour annuellement. Les organismes
publics réalisent les évaluations psychosociales
gratuitement.
- F

- Famille biologique.
- La famille biologique est composée de ceux qui partagent
l'héritage génétique d'un enfant. Voir aussi
mère biologique.
- Famille d'accueil.
- Voir Accueil familial.
- Filiation.
- La filiation est le lien qui unit un enfant à sa mère
(filiation maternelle) et à son père (filiation paternelle)
biologiques et à leur ligne respective. Elle fonde la parenté et
confère à chaque personne un statut juridique déterminé en
rapport avec par exemple les droits de succession, l'attribution
du nom, l'autorité parentale,etc.
La filiation juridique correspond le plus souvent à la filiation par
le sang. Une loi peut aussi admettre qu’un lien de filiation légal
soit créé entre un enfant et une personne ou un couple qui ne
sont pas génétiquement reliés: c’est la filiation
adoptive.
- Finalisation.
- L'étape finale du processus légal d'adoption: à
une audience de la Cour, un ou des parents adoptifs deviennent
les parents légaux d'un enfant.
- Fournisseur de services d'adoption.
- En Ontario, toutes les entités que le ministère
approuve ou auxquelles il accorde un permis pour fournir des services
d'adoption, comme les intervenants,
titulaires de permis et les
sociétés d'aide à l'enfance
autorisés à agir comme intermédiaire en adoption.
- G

- Garde coutumière.
- Forme de garde intrafamiliale
spécifique aux communautés autochtones. Dans
la garde coutumière (ou d'usage), les enfants autochtones
sont pris en charge par des personnes de leur parenté, des
membres de la tribu ou du clan, des conjoints, des parrains ou marraines
ou tout adulte avec un lien coutumier. L'enfant maintient un lien
avec sa famille élargie et sa communauté, même
s'il ne peut pas vivre dans sa famille immédiate.
- Garde de répit.
- Garde temporaire d'un enfant afin d'accorder aux parents biologiques,
d'accueil ou adoptifs un répit dans leur tâches parentales.
- Garde intrafamiliale.
- Méthode pour fournir des soins à un enfant dans
sa famille immédiate ou élargie. Aussi nommé
placement intrafamilial.
L'arrangement peut être informel; un placement formel en
famille d'accueil; ou un placement préadoption.
La Cour peut accorder la garde intrafamiliale ou la tutelle.
Dans un placement formel en famille d'accueil, le parent peut recevoir
les mêmes avantages et
appuis que les autres familles d'accueil.
Voir aussi garde coutumière.
- Groupe de soutien / association de parents.
- Groupe de personnes partageant une préoccupation ou une
expérience commune et qui se fournissent un appui les uns
pour les autres. Les parents adoptifs utilisent les associations
de parents pour s'informer, pour des activités éducatives
et des événements saisonniers.
- I

- Intervenant agréé en adoption.
- En Ontario, un professionnel, habituellement un travailleur social,
avec expérience en adoption ou protection des enfants, que
le ministère provincial responsable de l'adoption approuve
aux fins de réaliser des évaluations
psychosociales et de superviser le placement
d'enfant dans des foyers adoptifs potentiels. Au Québec, tous les psychologues et travailleurs sociaux peuvent
réaliser des évaluations psychosociales; ils n'ont
pas à être approuvé pour cette tâche,
mais ils doivent être membre en règle de leur ordre
professionnel. Par contre, seul des organismes agréés
par la province peuvent agir comme intermédiaire en adoption
et ceci seulement en adoption internationale.
- Intervenant approuvé en adoption.
- Voir Intervenant agréé
en adoption
- J

-
-
- Jumelage.
- Processus pour trouver une famille potentielle qui convient aux
besoins d'un enfant en attente.
Emploi: Le jumelage peut désigner une famille que
le travailleur social d'un enfant considère fortement ou
encore la famille que l'intervenant social d'une famille suggère
au travailleur social de l'enfant. À ne pas confondre avec
placement. Commentaire:
En adoption internationale, la méthode de jumelage varie
selon les pays; en
France, on utilise le terme «apparentement».
Certains pays choisissent un enfant pour vous et envoient à
votre agence une proposition.
Certains ont un registre central dans lequel vous pouvez choisir.
- L

- Légalement adoptable.
- Un enfant est légalement adoptable lorsque la Cour a retiré
les droits parentaux aux parents biologiques. Voir Renoncement.
-
- M

- Mère / père / parent biologique.
- La mère biologique (ou mère de naissance) est la
femme qui a donné naissance à l'enfant et l'a ensuite
confié en adoption.
Emploi (1): Évitez les termes mère
«réelle» ou «naturelle»; ceux-ci
supposent l'existence d'une mère «irréelle»
ou «non naturelle». De la même façon, préférez
«père biologique» et «parent biologique»,
et non pas «père naturel» ou «parents naturels».
Toutefois, certains intervenants font la promotion des termes «mère
naturelle» (Conseil canadien des mères naturelles)
ou «première mère».
Emploi (2): Les auteurs doivent être prudents en référant
à une femme enceinte ou une mère comme étant
la «mère de naissance». Au sens strict, elle
devient la mère biologique seulement lorsque l'enfant a été
confié en adoption.
- O

- Organisme public.
- Organisme d'adoption financé par le gouvernement, fournissant
habituellement des services gratuits, p. ex. Société
d'aide à l'enfance. Les organismes publics sont
responsables de placer avec les familles adoptives les enfants
en attente sous leur garde.
- Ouverture en adoption.
- Les parents biologiques et adoptifs acceptent souvent de faire
une adoption ouverte, avec des contacts continus entre les familles.
Leur accord d'adoption ouverte peut être verbal ou écrit,
mais il n'est pas légalement contraignant. Il établit
l'intensité des contacts, possiblement en précisant
leur fréquence et les modalités de contact entre les
familles biologiques et adoptives, ou entre les membres d'une fratrie
placés séparément. Les familles peuvent échanger
des lettres et des photos, directement ou via une agence, ou planifier
des appels téléphoniques et des visites.
(1) Dans une adoption ouverte, les familles
échangent noms et adresses et ont une relation complète
et continue.
(2) Dans une adoption semi-ouverte, les
familles échangent des renseignements non identificatoires,
comme des messages et des photos, via un intermédiaire. Ils
ne connaissent pas leurs noms et adresses respectifs.
(3) Dans une adoption fermée,
la confidentialité est la règle. Les familles ne partagent
pas de renseignements identificatoires
et n'ont pas de contact. La famille adoptive reçoit
habituellement des renseignements non identificatoires à
propos de l'enfant et sa famille biologique avant le placement.
Après la finalisation,
les dossiers sont scellés et indisponibles à l'adopté.
Commentaire: La conséquence des adoptions fermées,
qui étaient courantes dans le passé, est que les adoptés
et les parents biologiques sont incapables de se localiser les uns
les autres, pour échanger des renseignements médicaux
ou pour renouer des liens. Voir Recherche
d'antécédents et retrouvailles.
- P

- Parent adoptif.
- Personne qui assume légalement les droits et les obligations
parentales à l'égard d'un enfant adopté. Le
parent adoptif devient le parent permanent par adoption, avec tous
les droits et responsabilités légaux et sociaux de
tout parent. Emploi: Il est préférable d'utiliser
parent «adoptif» seulement lorsque nécessaire
pour distinguer les parents biologiques et les parents adoptifs.
Une mention isolée, par exemple dans une nouvelle (le père
adoptif de Jean), ne devrait pas utiliser «parent adoptif»
ou «enfant adopté» à moins que cela soit
pertinent à la nouvelle, pour distinguer les deux groupes
de parents.
- Parent d'accueil.
- Parent d'une famille d'accueil ayant la responsabilité d'un
ou de plusieurs enfants. Voir accueil familial.
- Permanence.
- Accord qui garantit la garde prolongée et le parentage
à un enfant et qui élimine le besoin de déplacements
futurs. En planifiant la permanence, des efforts sont faits pour
trouver une famille sécurisante qui prendra bien soin de
l'enfant tout au long de sa vie. Certaines options sont: l'adoption,
la réunification avec la famille
biologique et la tutelle.
- Période de probation.
- Temps entre le placement
de l'enfant et la finalisation,
c'est-à-dire lorsque l'adoption est approuvée par
la Cour. Elle varie d'une province à l'autre, mais elle est
d'au moins six mois. Il peut s'agir autant d'adoptions internes
que d'adoptions internationales qui ne sont pas finalisées
à l'étranger. Durant cette période probatoire,
le titulaire de permis assure une surveillance de la famille adoptive
et de l'enfant adopté. Voir Supervision.
- Placement.
- Action de placer physiquement un enfant dans une famille
d'accueil ou une famille adoptive potentielle.
Emploi: «Placement» désigne aussi l'état
d'être placé dans un foyer, ex: «Le travailleur
social a supervisé le placement». En adoption, «post-placement»
réfère habituellement à la période après
le placement et avant la finalisation.
- Placement dans la famille immédiate.
- Voir Garde intrafamiliale.
- Plan d'adoption.
- (1) Le plan des parents biologiques de permettre que leur enfant
soit confié en adoption. Emploi: «Les parents
biologiques font un plan d'adoption pour un enfant et ensuite placent
l'enfant en adoption.» Évitez la formulation négative
«abandonner un bébé» et «annoncer
pour adoption».
(2) Le plan ou l'accord que les parents biologiques et adoptifs
conclut à propos des contacts entre les deux familles, ex:
adoption semi-ouverte ou ouverte. Voir Ouverture
en adoption.
- Planification concomitante.
- En travail social, faire des plans pour réunifier un enfant
avec sa famille biologique, tout en établissant un plan de
secours assurant une permanence.
Un plan de secours consisterait à placer l'enfant dans un
foyer d'accueil, ou chez un membre de sa famille élargie,
lequel pourrait devenir la famille adoptive, si les parents biologiques
ne parviennent pas à regagner la garde. Une autre option
est de commencer à chercher une famille adoptive avant que
l'enfant soit légalement adoptable.
L'objectif est de réduire le temps que l'enfant passe en
famille d'accueil avant d'être placé dans une famille
permanente.
- Prestation, adoption.
- (1) Un avantage gouvernemental pour aider les personnes à
adopter des enfants ou à en prendre soin. L'avantage peut
prendre la forme d'un congé
de travail payé, d'un paiement (voir aussi Allocation),
d'une aide médicale et de services
post adoption.
(2) Un avantage d'entreprise, comme le paiement fait à un
employé par un programme d'entreprise pour aider aux dépenses
d'adoption. La compagnie peut aussi accorder un congé payé
ou non payé.
- Profil d'enfant.
- Document écrit par le(la) travailleur(se) social(e) responsable
d'un enfant pour fournir aux familles adoptives potentielles des
renseignements complets à propos de l'enfant, incluant des
évaluations de l'histoire familiale, médicale, psychologique
et éducative; l'historique des placements antérieurs;
et les routines journalières.
- Proposition d'adoption.
- Document qui vous fournit des renseignements sur un enfant spécifique
que vous pourriez adopter, comme ses antécédents,
le passé de sa famille et tout besoin particulier. Commentaire:
En adoption internationale, l'autorité étrangère
envoie à votre agence un dossier sur l'enfant qui a été
jumelé à vous. Cette proposition peut contenir une
description de l'enfant, une photographie ou une vidéo, l'histoire
médicale et des renseignements sur ses besoins particuliers,
son milieu social et l'histoire de famille.
- Pupille de l'État.
- Statut d'un enfant que la Cour déclare être sous
la tutelle de l'État. Commentaire: Si les parents
sont incapables de prendre soin de l'enfant, il peut être
pris en charge par une société de protection de l'enfance.
Si les efforts pour réintégrer l'enfant dans sa famille
échouent, la Cour peut placer l'enfant sous tutelle de l'État,
accordant les droits parentaux à l'État. Alors, la
Société développe un plan de permanence.
Parce que les parents ont perdus leurs droits parentaux, un pupille
de l'État est admissible à l'adoption. Au
Québec, on dit que l'enfant a obtenu une déclaration
d'adoptabilité ou a été déclaré adoptable.
- R

-
- Rapport d'évolution / postadoption / de suivi / progrès.
- Un rapport d'évolution ou rapport postadoption précise
comment un enfant adopté se porte dans son nouveau foyer
après la finalisation.
Un rapport progrès indique comment l'enfant s'adapte dans
son foyer adoptif avant la finalisation.
En adoption internationale, certains pays demandent un ou plusieurs
rapports de suivi après votre retour à la maison.
Les pays veulent savoir que leurs enfants se portent bien dans leur
nouvelle famille. Votre agence d'adoption transmet les rapports
post-adoption à l'autorité responsable de l'adoption
à l'étranger. Au
Québec, on utilise l'expression «rapport progrès»,
indifféremment avant ou après finalisation, mais la
terminologie officielle est «rapport d'évolution».
- Rapport de suivi.
- Voir Rapport d'évolution.
- Rapport postadoption.
- Voir rapport d'évolution.
- Rapport progrès.
- Voir Rapport d'évolution.
- Recherche d'antécédents et retrouvailles.
- La «Recherche d'antécédents» est un
processus par lequel un parent biologique
ou un adopté cherche
des renseignements ou un contact avec l'autre partie. Le processus
de recherche peut comporter la participation des parents adoptifs,
des volontaires ou des consultants payés. Un résultat
de la recherche d'antécédents est l'organisation de
«retrouvailles», alors que l'adopté et le parent
biologique (ou d'autres membres de la parenté) se rencontrent.
Commentaire: Lorsque les adoptions sont fermées
(voir Ouverture en adoption),
les adoptés et les parents biologiques ne peuvent pas se
retrouver plus tard dans leur vie. Il n'est pas inhabituel pour
un enfant adopté de rechercher ses parents biologiques lorsqu'il
devient adolescent ou adulte.
- Registre de retrouvailles.
- En matière de recherche d'antécédents et
de retrouvailles, un service permettant aux adultes membres de la
triade de l'adoption, désirant
des renseignements sur leur parenté biologique, d'inscrire
leur renseignements personnels et de demander d'être avisés
si les autres parties dans cette adoption s'inscrivent aussi.
- Registre de photos et profils (Photolisting).
- Liste d'enfants disponibles pour adoption, habituellement via
une société publique d'aide à l'enfance, incluant
photos et descriptions. Il peut être imprimé sous forme
de livre ou de journal, montré à la télévision
ou sur Internet. Commentaire: Les registres de photos et profils
sont utilisés pour recruter des parents adoptifs pour des
enfants spécifiques. Les registres de photos et profils respectent
la vie privée de l'enfant en n'indiquant pas le nom de famille,
en limitant les détails dans les descriptions et en organisant
les contacts via un intermédiaire -- le travailleur social
responsable du dossier de l'enfant. Les sites Internet peuvent aussi
exiger des visiteurs qu'ils s'inscrivent pour obtenir un mot de
passe avant de consulter le registre. Certaines provinces canadiennes
et la plupart des États américains ont un service
de Registre de photos et profils en ligne. Le Registre de photos et profils du Conseil
d'adoption du Canada est disponible à cette adresse:
www.canadaswaitingkids.ca.
- Rencontre d'information pour adoption.
- (1) Un événement réunissant des organismes
publics d'adoption et des personnes désirant adopter, par
exemple, en Ontario, la rencontre semestrielle d'échange
de ressources en adoption. Les parents potentiels peuvent rencontrer
des intervenants en adoption et se renseigner sur des enfants en
attente d'adoption. Au
Québec,
les agences d'adoption internationale organisent des rencontres
d'information pour expliquer les démarches et répondre
aux questions des adoptants.
(2) Aux États-Unis, une organisation recrutant des familles
pour adopter des enfants. Les rencontres d'information ont généralement
lieu à l'échelle de l'État ou de la région
et fournissent des renseignements (Internet, imprimés, radio
ou télé) pour aider à jumeler les personnes
désirant adopter aux enfants en attente d'adoption dans cet
État ou cette région.
- Renoncement.
- Abandon volontaire des droits parentaux par le parent biologique.
C'est un processus légal comportant la signature de documents
et l'intervention de la Cour. Si les parents biologiques ne renoncent
pas volontairement à leurs droits parentaux, la Cour peut
intervenir pour y mettre fin. Emploi: «Renoncer»
n'est pas un terme préférable pour placer un enfant
en adoption. Il vaut mieux dire que les «parents biologiques
on choisit l'adoption» ou «fait un plan d'adoption»
pour leur enfant ou «confiés
l'enfant en adoption».
- Renseignements identificatoires.
- Renseignements qui révèlent l'identité d'une
personne, tel le nom de famille, l'adresse, le numéro de
téléphone et les détails de l'histoire familiale.
En matière de recherche d'antécédents et de
retrouvailles, ce sont des renseignements permettant à un
membre de la triade d'être
identifié et localisé. Commentaire: Lorsque
des familles sont recrutées pour un enfant adoptable, les
renseignements identificatoires à propos de l'enfant sont
gardés confidentiels. Les familles obtiennent initialement
des renseignements non identificatoires de nature générale
qui ne révèlent pas l'identité, comme des descriptions
physiques et l'histoire médicale.
- Renseignements non identificatoires.
- Voir Renseignements identificatoires.
- Retrouvaille.
- Voir Recherche d'antécédents
et retrouvailles.
- Rupture.
- Échec d'une adoption avant la finalisation
des procédures, en raison de la décision des parents
biologiques, des parents adoptifs ou de l'agence. L'enfant quitte
le foyer adoptif potentiel et retourne en foyer d'accueil ou il
est confié à un autre parent adoptif. Aussi, «échec
de placement». Dans le cas d'une mesure d'hébergement,
c'est un changement de famille d'accueil. «Au niveau provincial,
les pupilles de l'État en foyer d'accueil vivent une rupture
de placement en moyenne tous les 23,4 mois» --OACAS Journal,
Printemps 2004.
- S

- Services postadoption.
- Services fournis après la finalisation
de l'adoption. Ces services peuvent être fournis autant aux
familles biologiques et adoptives qu'aux adoptés, par un
organisme public, un thérapeute privé ou un organisme
communautaire. Les services peuvent consister à accorder
une allocation, un
répit, du counseling, des services de
garde, de l'équipement médical, des programmes de
groupes de soutien et d'appui comme des groupes pour adolescents
adoptés.
- Société d'aide à l'enfance.
- En Ontario, un organisme public de protection de l'enfance, financé
par le gouvernement, et responsable de protéger les enfants
ontariens, de leur trouver des foyers d'accueil,
et de trouver des familles permanentes pour les enfants adoptables
sous sa garde. Il y en a 52 en Ontario, agréés et
financés par le Ministère des Services à l'enfance
et à la jeunesse. Aussi appelé «Services à
l'enfance et à la famille (SEF)».
Au Québec, un rôle
analogue est joué par les Centres de protection de la Jeunesse.
Contrairement à l'Ontario, où les sociétés
d'aide à l'enfance sont des organismes sans but lucratif,
les Centres Jeunesse font partie du Ministère de la Santé
et des Services sociaux; le Québec en compte 18, répartis
dans les diverses régions administratives de la province.
- Supervision.
- Processus selon lequel le titulaire
de permis visite le foyer adoptif durant la
période de probation, pour vérifier si
l'enfant s'adapte bien et donner des conseils et du support.
-
- T

- Triade de l'adoption.
- En matière de recherche d'antécédents et
de retrouvailles, les trois parties concernées par une adoption:
parent biologique, parent
adoptif et adopté.
Certaines personnes utilisent le terme «cercle de l'adoption»
ou «constellation de l'adoption», pour inclure les autres
intervenants comme les professionnels de l'adoption.
- Tutelle.
- Un tuteur est une personne qui a la responsabilité légale
d'un enfant. Entre autres dans le cas de la garde
intrafamiliale, le tuteur peut servir d'alternative
à l'adoption, lorsque le parent de l'enfant assume un rôle
parental mais préfère ne pas adopter. Le tutorat est
soumis à une supervision constante par la Cour et se termine
sur une décision de la Cour ou lorsque l'enfant atteint l'âge
de la majorité.
- V

Veto.
- Voir Divulgation.
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